Un bateau sur une petite pièce. Un plongeur de la pêche perlière au dos d’un grand billet. Au Koweït, la monnaie moderne garde la mémoire d’un pays façonné par la mer.
Le dinar, né en 1961, donne une unité nationale à une histoire beaucoup plus longue. La lire, c’est suivre les échanges avec l’Inde, une première frappe locale au XIXe siècle, la construction d’institutions monétaires et la remise en circulation de billets après la libération de 1991. C’est aussi découvrir comment une porte, une colonne de Failaka, une tortue ou un voilier deviennent des images de la nation.
01 · Avant le dinar, les routes du Golfe
Dans le Koweït antique, les monnaies arrivent par les routes qui relient la Mésopotamie à l’Arabie et à l’océan Indien. L’île de Failaka, connue sous le nom d’Ikaros à l’époque hellénistique, en conserve des témoins matériels. Les trouvailles étudiées par le numismate Otto Mørkholm comprennent des monnaies séleucides et des pièces reprenant les types d’Alexandre le Grand.
L’un des trésors analysés dans son étude de 1960 associe une monnaie d’Antiochos III à douze imitations d’Alexandre. Le nom d’un souverain peut ainsi continuer à circuler longtemps après sa mort : un type reconnu facilite l’acceptation d’une pièce bien au-delà de son lieu de frappe. L’atelier exact des imitations reste une question d’attribution ; leur découverte ne suffit pas à prouver une frappe à Failaka.
Ces objets ne sont pas les premiers « dinars koweïtiens ». Ils racontent une histoire plus ancienne, celle des échanges sur le territoire du Koweït actuel. Il faut distinguer cette profondeur archéologique de la naissance d’une monnaie nationale au XXe siècle.
02 · L’argent des marchands, bien avant le pétrole
Le port koweïtien se développe dans un espace où la mer est une voie de commerce et de travail. Les navires, les échanges avec l’Inde et la pêche perlière expliquent mieux son histoire monétaire qu’un simple inventaire des souverains. Les espèces étrangères peuvent être appréciées pour leur métal, leur familiarité et les paiements qu’elles permettent à l’étape suivante.
Le larin illustre la diversité des formes de monnaie dans l’océan Indien : il ressemble à une tige repliée et frappée plutôt qu’à un disque. La photographie présente ici des objets safavides, comme comparaison régionale, sans leur attribuer une provenance koweïtienne. Le nom d’une forme monétaire ne désigne pas davantage un émetteur unique.

Plus tard, le thaler de Marie-Thérèse et la roupie indienne participent à l’histoire monétaire de la péninsule Arabique. L’étude du FMI de 1975 rappelle le rôle du thaler, puis la progression du papier-monnaie indien dans plusieurs territoires du Golfe, dont le Koweït. Ce passage ne signifie pas que tous les ports changent de monnaie le même jour.

Le portrait d’une impératrice d’Autriche sur une pièce employée loin de l’Europe peut surprendre. Il rappelle que la circulation commerciale d’une monnaie ne se confond pas avec la souveraineté politique. La confiance des marchands dans un type métallique pouvait franchir les frontières.
Wikimedia Commons · Larins safavides / Safavid larins · IMF · Currency Arrangements and Banking Legislation in the Arabian Peninsula (1975)
03 · 1886 : une première signature koweïtienne
Avant le dinar, une tentative locale prend une importance particulière dans la mémoire nationale : le pice, ou baïza, associé au cheikh Abdallah II Al-Sabah. La Banque centrale retient l’année 1304 de l’hégire, soit 1886 dans sa chronologie officielle, pour cette première monnaie koweïtienne.
Son intérêt dépasse sa petite valeur. La mention « Koweït » et la signature du souverain rendent visible une autorité locale sur un objet de paiement. Le port n’est plus seulement le lieu où arrivent les monnaies des autres : il affirme aussi son propre nom.
La commémoration de 2016, pour le 130e anniversaire, reprend ces éléments sur une pièce de collection. Elle aide à identifier le modèle historique, mais n’établit ni l’ampleur ni la durée de sa circulation au XIXe siècle. Il serait excessif de présenter le pice comme le début d’un système national continu jusqu’au dinar. La roupie conserve ensuite une place essentielle.
04 · La roupie : le lien indien, puis l’émission du Golfe
La roupie ne se comprend pas comme une simple parenthèse étrangère. Elle appartient à l’histoire des relations commerciales qui relient les ports du Golfe à l’Inde. Son usage s’exprime dans les pièces, les billets et les comptes : trois réalités liées, mais qui ne changent pas nécessairement ensemble.

La Reserve Bank of India rappelle que les émissions indiennes ont longtemps largement circulé dans le Golfe. En 1959, des billets particuliers sont créés pour cette zone, notamment pour le Koweït, Bahreïn, le Qatar et les États de la Trêve. Cette série séparée vise à limiter les détournements et les mouvements liés au commerce de l’or qui pèsent sur les réserves de change indiennes.
La « roupie du Golfe » est donc une émission destinée à une zone de circulation définie, pas le dinar sous un ancien nom. Son apparence, ses couleurs et ses séries permettent de la distinguer des billets employés en Inde. Il ne faut pas non plus la confondre avec les émissions spéciales destinées aux pèlerins.

Pour le Koweït, cette étape est brève : le dinar arrive en 1961. Les autres territoires abandonnent la roupie à des dates différentes. L’histoire du Golfe ne suit donc pas une réforme unique et simultanée ; chaque nouvelle autorité monétaire organise sa transition.
Reserve Bank of India · Persian Gulf Issues · IBRD / World Bank · The Economic Development of Kuwait (1965)
05 · 1961 : le dinar devient la monnaie nationale
La première émission découle du décret émiral n° 41 de 1960. Il institue le dinar comme unité nationale et crée le Kuwaiti Currency Board, présidé par le ministre des Finances et de l’Économie, le cheikh Jaber Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah. La mise en circulation intervient le 1er avril 1961.
Ce premier dinar précède l’indépendance politique du mois de juin. Il ne faut donc pas faire coïncider artificiellement les deux événements. La monnaie traduit une préparation institutionnelle déjà engagée : définir l’unité, organiser l’émission et remplacer les espèces antérieures.
Le dinar est partagé en 1 000 fils. Le rapport de conversion de la transition est de 13⅓ roupies pour un dinar, dans le cadre des parités alors liées à la livre sterling. Le rapport de la Banque mondiale décrit un échange poursuivi jusqu’au 17 mai 1961. Pour le public, une réforme de ce type oblige à rapprocher les nouveaux montants des anciennes habitudes de prix.
Les billets initiaux sont de ¼, ½, 1, 5 et 10 dinars. Le portrait d’Abdallah Al-Salem Al-Sabah inscrit l’émission dans le règne durant lequel elle est née. À ce stade, c’est le Currency Board qui émet : attribuer les billets de 1961 à la Banque centrale serait un anachronisme.
CBK · First Issue · IBRD / World Bank · The Economic Development of Kuwait (1965)
06 · Les fils : un bateau au creux de la main
Les pièces entrent elles aussi en circulation le 1er avril 1961. La gamme comprend 1, 5, 10, 20, 50 et 100 fils. La pièce de 20 fils représente un cinquantième de dinar ; celle de 100 fils, un dixième. Le quart de dinar existe sous forme de billet, soit 250 fils. Cette organisation ne reproduit donc pas simplement une gamme fondée sur le centième.
Un voilier traditionnel et les millésimes constituent des repères essentiels des pièces ; l’autre face indique le pays et la valeur. La silhouette maritime rappelle que la prospérité du port a précédé le pétrole. Dans une monnaie de faible valeur destinée à passer de main en main, le navire fonctionne comme une signature immédiatement reconnaissable.
Les différences de diamètre aident à séparer les valeurs : la Banque centrale donne 26 mm pour les 100 fils et 23 mm pour les 50 fils. Il ne faut pourtant pas ranger toutes les pièces par diamètre croissant de valeur : les 10 fils mesurent 21 mm, contre 20 mm pour les 20 fils. La couleur et l’inscription comptent aussi.
La collection de référence de la Royal Mint, dont un jeu d’épreuves de 1961 est documenté dans un catalogue Noonans, atteste le lien avec la fabrication britannique. L’émetteur et l’atelier sont deux choses différentes : le nom figurant sur la monnaie ne suffit pas à identifier le lieu de frappe de chaque millésime.
CBK · Coins · Noonans · Royal Mint proof-record coins, Kuwait 1961, lot 405
07 · Six séries, une même unité
La Banque centrale succède au Currency Board dans le cadre institutionnel de la loi de 1968. La deuxième série met cette nouvelle autorité en évidence. Elle arrive en deux étapes : le 17 novembre 1970 pour ¼, ½ et 10 dinars ; le 20 avril 1971 pour 1 et 5 dinars.
Une série nouvelle ne signifie pas une nouvelle unité. Les changements de dessin, de signature ou de sécurité n’impliquent pas que les prix soient divisés par mille ou que les anciens dinars deviennent des « nouveaux dinars ». Pour lire l’histoire koweïtienne, il faut suivre les objets qui changent tout en gardant le même nom et les mêmes subdivisions.
| Série | Première circulation | Repère historique |
|---|---|---|
| I | 1 avril 1961 | Currency Board ; remplacement de la roupie |
| II | 1970–1971 | Émission par la Banque centrale |
| III | 20 février 1980 | 20 dinars ajoutés le 9 février 1986 |
| IV | 24 mars 1991 | Reprise monétaire après la libération |
| V | 3 avril 1994 | Nouvelle génération de sécurité |
| VI | 29 juin 2014 | Architecture, patrimoine et accessibilité |
08 · 1990–1991 : retrouver une monnaie de confiance
La troisième série, introduite le 20 février 1980 sous le règne de Jaber Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah, est complétée par un billet de 20 dinars le 9 février 1986. Elle est celle que l’invasion irakienne du 2 août 1990 va placer au cœur d’une rupture politique et monétaire.
Après la libération de février 1991, remettre les banques et les paiements en activité nécessite des espèces identifiables. La quatrième série est mise en circulation le 24 mars 1991 pour accélérer l’échange de la troisième et soutenir la reprise des transactions. La troisième est retirée à compter du même jour et perd son cours légal quarante-cinq jours plus tard. Son échange à la Banque centrale prend fin le 30 septembre 1991.
Ce calendrier très resserré distingue cette opération des renouvellements ordinaires. Pour une famille ou un commerçant, le billet reconnu hier doit être identifié par sa série, puis remplacé dans les délais. Deux papiers portant « dinar » et la même valeur peuvent avoir des statuts différents : la confiance repose aussi sur la capacité de l’émetteur à préciser lesquels engagent encore sa responsabilité.
La quatrième série est à son tour retirée à partir du 17 août 1994. Elle cesse d’avoir cours légal le 16 février 1995, avec échange à la Banque centrale jusqu’au 16 août 2004. Le dinar garde son unité à travers ces remplacements : le renouvellement des billets ne doit pas être décrit comme une suppression de zéros.
09 · De 1994 à 2014 : renouveler le papier, conserver les repères
La cinquième série arrive le 3 avril 1994. Elle exploite les progrès de l’impression fiduciaire et de la sécurité de son époque. Vingt ans plus tard, la sixième est lancée le 29 juin 2014. Les six valeurs, de ¼ à 20 dinars, restent les mêmes.
Ces transitions possèdent plusieurs dates, à ne pas confondre. Un lancement fait apparaître les nouveaux billets ; un retrait organise la sortie des précédents ; la perte du cours légal met fin à leur emploi comme moyen de paiement légal ; une période supplémentaire peut permettre leur échange auprès de l’émetteur.
Un billet conserve pourtant un intérêt historique après la fin de ses fonctions de paiement. Il devient un document sur les procédés d’impression, les monuments retenus et les signatures de son époque. Sa valeur de collection éventuelle est une autre question que sa valeur faciale et ne se déduit pas de celle-ci.
10 · Six billets pour regarder le pays
La série de 2014 associe des bâtiments sur ses rectos à des scènes de patrimoine, de nature et d’activité économique sur ses versos. Ses couleurs varient, mais l’ensemble repose sur une trame inspirée du drapeau national. Le lecteur peut parcourir le pays en suivant les valeurs croissantes.
Les notices ci-dessous décrivent les motifs réellement documentés par l’émetteur. Elles offrent un guide de lecture sans reproduire les images officielles, dont la réutilisation commerciale nécessite une autorisation.
250 fils · 110 × 68 mm
Tour de la Libération / Le pice revient dans l’image
Le quart de dinar brun rapproche la tour de la Libération du patrimoine domestique. Au verso, une porte traditionnelle et un décor de plâtre accompagnent l’image de la première monnaie locale. Le billet devient ainsi un petit musée de la monnaie : une espèce moderne porte le souvenir d’un objet monétaire beaucoup plus ancien.
500 fils · 120 × 68 mm
Les tours et la vie marine
Le demi-dinar vert présente les Kuwait Towers. Au verso, la tortue imbriquée et le poisson argenté appelé zubaidi replacent le paysage urbain dans son environnement marin. La mer est montrée comme un milieu vivant autant que comme une route commerciale.
1 000 fils · 130 × 68 mm
De la Grande Mosquée à Failaka
Le dinar gris porte la Grande Mosquée. Son verso évoque l’héritage grec de Failaka à travers une colonne ionique. Ce choix relie deux profondeurs de l’histoire du pays sans les confondre : la culture islamique et le patrimoine archéologique hellénistique.
5 000 fils · 140 × 68 mm
La banque, la raffinerie et le pétrolier
Le violet des 5 dinars accompagne le nouveau siège de la Banque centrale. Raffinerie et pétrolier occupent le verso. Le rapprochement donne une forme visuelle aux institutions financières et à une ressource déterminante dans la transformation du pays ; il ne résume pas à lui seul toute l’histoire du dinar.
10 000 fils · 150 × 68 mm
Une architecture publique, un patrimoine du désert
Le billet rouge orangé de 10 dinars représente le bâtiment de l’Assemblée nationale. Au verso, un faucon domine la scène près d’un chameau assis portant une selle ornée de sadu, le textile traditionnel. Le motif conserve le programme iconographique de 2014 ; ce n’est pas une description de la situation institutionnelle à toute date ultérieure.
20 000 fils · 160 × 68 mm
Le palais et la mémoire des perles
Le billet bleu de 20 dinars porte le palais de Seif. Un grand dhow de type boom et un plongeur de la pêche perlière occupent son verso. La plus forte valeur de la gamme rend ainsi hommage au travail maritime et aux échanges qui ont nourri le port avant l’économie pétrolière.
11 · Une monnaie que l’on touche et que l’on reconnaît
Les dimensions forment une progression : les billets de 2014 gardent une hauteur de 68 mm, tandis que leur longueur passe de 110 à 160 mm par étapes de 10 mm. Le changement de taille est donc un repère supplémentaire, à côté de la couleur et de la valeur imprimée.
L’émetteur accorde une place explicite aux personnes malvoyantes : grands chiffres et impressions en relief facilitent l’identification. La sécurité ne concerne pas seulement les appareils des banques. Elle doit aussi rendre le billet reconnaissable par la main et le regard.
Les fiches officielles décrivent un filigrane au faucon avec la valeur, un fil de sécurité et des motifs incomplets qui se complètent par transparence. Les effets de couleur à l’inclinaison changent selon la valeur ; les 5, 10 et 20 dinars présentent notamment un effet optique de mouvement. La lumière ultraviolette révèle d’autres éléments.
Une photographie ordinaire ne montre pas toutes ces propriétés. Les liens vers l’émetteur permettent d’en étudier le fonctionnement ; le présent dossier les décrit comme des caractéristiques de fabrication, sans prétendre authentifier un exemplaire particulier.
CBK · Sixth Issue · CBK · Sixth issue, quarter dinar · CBK · Sixth issue, five dinars
12 · Les émissions de mémoire : célébrer sans changer d’unité
La Banque centrale présente à part les billets commémoratifs consacrés aux deuxième et dixième anniversaires de la libération. Le premier est daté du 26 février 1993, le second du 26 février 2001. Leur place dans une rubrique propre permet de les distinguer des six séries ordinaires.
Un anniversaire, une valeur affichée et le nom d’une banque centrale ne suffisent pas à prouver qu’un objet est destiné aux achats courants. Le lecteur doit séparer le document de collection de l’émission ordinaire. On évite ainsi de transformer chaque souvenir monétaire en nouvelle étape d’une réforme.
La pièce de 2016 consacrée au pice participe à la même transmission historique. Elle reprend le nom de Koweït, le millésime 1304 et la signature d’Abdallah II. En rapprochant le métal commémoratif de l’image du pice sur le quart de dinar de 2014, on découvre une continuité de mémoire qui traverse différents supports.
La numismatique lit aussi ces dialogues : un objet de petite valeur au XIXe siècle devient un symbole historique choisi pour une émission du XXIe. Ce n’est pas sa puissance d’achat passée qui explique seule sa nouvelle importance, mais ce qu’il permet de raconter de l’autorité et de l’identité locales.
CBK · Second anniversary of liberation, 26 February 1993 · CBK · Tenth anniversary of liberation, 26 February 2001 · CBK · First Kuwaiti Currency, Pice (8 November 2016)
13 · Les ancrages du dinar : une histoire de stabilité recherchée
Le choix d’une référence extérieure appartient lui aussi à l’histoire monétaire. La Banque centrale décrit un rattachement à un panier pondéré de devises du 18 mars 1975 à la fin de 2002. Du 5 janvier 2003 au 19 mai 2007, le dinar est rattaché au dollar américain dans des marges définies. Le 20 mai 2007 marque le retour à un panier de devises dont la composition n’est pas publiée.
Ces étapes se comprennent dans un pays très lié aux échanges extérieurs : une variation des monnaies des fournisseurs peut se transmettre au prix des produits importés. Le panier cherche une stabilité relative envers plusieurs partenaires ; il ne signifie ni absence de variation ni garantie absolue de pouvoir d’achat.
Du métal venu d’ailleurs aux billets qui racontent le pays, le parcours du dinar koweïtien est celui d’une autorité monétaire devenue nationale dans un espace anciennement ouvert sur le monde. Le voilier des pièces et le plongeur des 20 dinars continuent de rappeler ce lien : la mémoire de la mer reste présente dans l’argent de l’État moderne.
Sources et crédits
Documentation consultée le 15 octobre 2026. Les liens conduisent aux travaux archéologiques, aux institutions monétaires et aux notices d’objets utilisés. Les faits et dates sont synthétisés en rédaction originale ; les quatre images locales disposent de crédits individuels. Les sources externes nécessitent une connexion, le récit et les images se consultent hors connexion.
- Otto Mørkholm · Græske mønter fra Failaka (1960)
- Wikimedia Commons · Larins safavides / Safavid larins
- Reserve Bank of India · Persian Gulf Issues
- IMF · Currency Arrangements and Banking Legislation in the Arabian Peninsula (1975)
- CBK · First Kuwaiti Currency, Pice (8 November 2016)
- CBK · First Issue
- IBRD / World Bank · The Economic Development of Kuwait (1965)
- CBK · Second Issue
- CBK · Coins
- Noonans · Royal Mint proof-record coins, Kuwait 1961, lot 405
- CBK · Third Issue
- CBK · Fourth Issue
- CBK · Fifth Issue
- CBK · Sixth Issue
- CBK · Sixth issue, quarter dinar
- CBK · Sixth issue, half dinar
- CBK · Sixth issue, one dinar
- CBK · Sixth issue, five dinars
- CBK · Sixth issue, ten dinars
- CBK · Sixth issue, twenty dinars
- CBK · Second anniversary of liberation, 26 February 1993
- CBK · Tenth anniversary of liberation, 26 February 2001
- CBK · Exchange Rate Policy
- CBK · Disclaimer / Conditions de réutilisation
Illustrations : photographies des antécédents et du contexte régional, clairement identifiées dans les légendes. Les billets modernes et commémoratifs du Koweït sont décrits ; les images officielles ne sont pas reproduites sans autorisation commerciale. Détails : manifeste des images.